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Publié le 30/09/2014Par Clémentine5 min de lecture
La mûre sauvage, fruit de la ronce est un vrai trésor de bienfaits. Partons à la rencontre de la petite baie, utilisée depuis l'Antiquité.
Qui est la mûre sauvage ?
La mûre sauvage est le fruit de la ronce, ce petit arbuste qui pousse en bord de chemins et que tout le monde connaît.
Son nom commun vient de « rumicem », qui est l’accusatif de rumex. Et rumex signifie épine, dard en latin.
Par contre, le nom botanique (Rubus) vient de ruber, qui veut dire rouge. Pourquoi rouge ? Et bien tout simplement pour la couleur du fruit lorsqu’il n’est pas encore mûr.
Mais pour la différencier de la mûre, fruit du mûrier, (celui des vers à soie), elle est parfois nommée : meuron ou mûron (notamment au Québec et en Suisse).
la mûre sauvageCrédit : @amandebasilic
Histoire de la mûre sauvage
La mûre sauvage est présente depuis l’Antiquité.
Dans la Grèce Antique, sykamion (nom de la mûre en grec), était déjà utilisée à des fins thérapeutiques. En effet, les Grecs utilisaient le jus de mûre sauvage pour lutter contre la goutte et le mal de gorge.
Quant aux Celtes, ils la considéraient comme une plante sacrée, pourvue de pouvoirs médicaux et magiques.
La mûre sauvage favorisait la guérison et permettait de rester en bonne santé. Mais plus encore, elle attirait la richesse et la protection.
Sans oublier les Amérindiens qui consomment la mûre sauvage depuis toujours.
Par ailleurs, dès le 1er siècle, Pline l’Ancien, Galien et Dioscoride utilisaient la mûre sauvage. Comme toutes les parties de la plantes avaient un usage, on récoltait le fruit, les feuilles ou encore les racines.
Et ceux-ci soignaient de nombreux maux tels les ulcères, la toux, les plaies, et les fièvres.
Plus tard, au 12ème siècle, Hildegarde de Bingen compléta la liste des traitements possibles.
Au Moyen-âge, outre ses propriétés médicinales, la mûre entrait dans la composition d’un vin très apprécié, notamment par les moines, le moretum.
La mûre sauvages – les parties utilisées
En vérité, dans la mûre sauvage, ou plutôt dans la ronce, chaque partie a un usage.
Les baies noires que nous connaissons bien sont utilisées en cuisine. Les jeunes feuilles servent à préparer des tisanes et autres remèdes. Quant aux fleurs, elles agrémentent les salades.
Originaire des régions tempérées d’Europe, la mûre sauvage est très répandue dans l’hémisphère nord.
Cependant on la trouve également en Amérique du Nord, du Sud, c’est la mûre andine et en Australie.
En France, la récolte de la mûre sauvage est variable suivant les régions.
Si on commence la cueillette des baies mi-août dans le sud, il n’est pas rare de la faire en octobre dans les régions plus au nord.
Par contre, les fleurs se prélèvent en début d’été, tandis que les feuilles seront récoltées au printemps.
La ronce pousse sur les terrains sablonneux, souvent sur les bords des chemins et les talus, mais elle grandit aussi dans les espaces déforestés, les friches, les haies ou les landes.
Ainsi, la mûre sauvage protège les sols de l’érosion, les aére et les nourrit. Mais elle procure aussi un refuge aux graines et aux petits animaux tels les oiseaux et les lapins. Ceux-ci cachés entre les branches épineuses sont protégés des prédateurs.
En réalité, les animaux consomment également la mûre sauvage, notamment les oiseaux, les cerfs et les ours. Ils profitent ainsi de la richesse de la baie en hydrate de carbone, pour passer un hiver avec des réserves d’énergie.
Les propriétés médicinales de la mûre sauvage (52 cal/100g)
Protectrice du système cardio-vasculaire, elle joue vraisemblablement un rôle anti-cancéreux.
Mais la mûre sauvage est aussi diurétique.
Son action cible à la fois les voies urinaires et les reins.
Sans oublier que la mûre sauvage combat la constipation et aide à la digestion.
La ronce soulage également les irritations de la gorge et de la bouche. Tout comme elle calme l’eczéma, les plaies et les brûlures.
D’ailleurs, pour soigner une gingivite ou une angine, faire des bains de bouche avec une décoction de feuilles de ronce à raison d’une grosse poignée pour un litre d’eau.
Passons aux principaux constituants de la mûre sauvage.
Principalement des flavonoïdes, molécules faisant partie des polyphénols, aux vertus antioxydantes.
Mais aussi des vitamines, la vitamine C (en grande quantité) et les vitamines K et E.
Sans oublier des fibres, du potassium (énormément), du magnésium, du calcium, des glucides et beaucoup d’eau (88%)
Les propriétés cosmétiques de la mûre sauvage
Riche en oméga 3, 6 et 9, l’ huile de mûre sauvage (vendue en petite quantité car très chère), est notamment réparatrice.
Elle lutte à ce titre contre le vieillissement cutané, et peut donc être utilisée pour des soins de la peau et du contour des yeux.
L’huile de mûre sauvage nourrit et protège les cheveux contre le dessèchement.
Huile très stable à l’oxydation, l’huile de mûre prolonge la vie des cosmétiques maison
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