Le gâteau de fête, nommé toutché en Franche-Comté, a été longtemps, chez mes grands-parents, le gâteau servi traditionnellement le dimanche midi.
Oh ! ce n’était pas celui qu’on présentait pour les évènements particuliers, sans doute trop simple pour ça, mais celui qu’ils achetaient le dimanche matin en même temps que le pain.
Pour le trouver, inutile d’aller à la pâtisserie réservée aux “grandes occasions”.
Non, le toutché se rencontrait partout, même si celui du boulanger habituel était, bien sûr, le meilleur.
Gateau de fêteCrédit : @amandebasilic
Je me suis toujours demandé pourquoi ce dessert, entre pain et brioche, portait le nom de gâteau de fête ou gâteau de ménage.
Fête ou ménage…ces deux mots n’évoquent pourtant pas du tout la même chose.
Je pense que l’appellation “gâteau de ménage” trouve son origine dans le fait qu’il soit familier à toutes les familles franc-comtoises.
Quant à “gâteau de fête”, le qualificatif vient certainement de sa présence immuable à chaque célébration comme les mariages, les enterrements ou les banquets.
Gâteau de fêteCrédit : @amandebasilic
Celui que je vous propose est celui de ma grand-mère qui ne mettait jamais d’oeuf dans la pâte, mais je n’ai pu résisté à prendre quelque liberté avec la tradition.
la recette
Mode cuisine
Total:
Préparation:
Cuisson:
Repos:2h30
Ingrédients
la pâte
250g de farine tamisée
15g de levure de boulanger fraîche
20g de sucre en poudre
25g de margarine
13cl de lait de soja
1/2 cuillère à café de sel
2 gouttes d’huile essentielle de clémentine
3cl d’eau de fleur d’oranger
40g de raisins secs
la crème
25 cl de crème végétale épaisse (soja, avoine, riz …)
2 cuillères à soupe de maïzena
1 yaourt de soja
2 cuillère à soupe de sucre
Instructions
1.
Faire tremper les raisins dans l’eau de fleur d’oranger.
2.
Déposer la farine tamisée dans un saladier.
3.
Dans une casserole, faire tiédir le lait végétal, y ajouter la margarine et le sucre, mélanger bien. Dans le mélange tiède mais pas chaud, délayer la levure fraîche émiettée.
4.
Verser peu à peu sur la farine en remuant constamment. Ajouter alors le sel, l’huile essentielle de clémentine et les raisins secs égouttés et séchés avec un papier absorbant.
5.
Pétrir une dizaine de minutes jusqu’à obtention d’une pâte lisse. Celle-ci ne doit plus coller aux parois du saladier.
6.
Couvrir d’un linge et laisser lever 1 heure et demi dans un endroit chaud (sans courants d’air). La pâte doit avoir doublé de volume.
7.
Reprendre la pâte, la rabattre et la travailler 2 à 3 minutes.La faire lever une seconde fois, toujours couverte, environ une demi-heure.
8.
Abaisser la pâte dans un plat à tarte recouvert de papier sulfurisé avec la paume de la main en partant du centre. Les bords doivent être légèrement relevés. Parsemer de noisettes de beurre et laisser remonter la pâte (la dernière fois !) environ 30 minutes.
9.
Préchauffer le four à 200°.Dans un bol, battre les cuillères de maïzena avec le yaourt en omelette, y ajouter le sucre et la crème, fouetter l’ensemble et le verser sur la pâte.