Ho'oponopono ; la méthode hawaïenne

Ho'oponopono ; la méthode hawaïenne

Ho’oponopono – le changement intérieur

Si nous commencions Ho’oponopono par une définition.

Ou, par un essai de définition plutôt car résumer une doctrine n’a rien d’évident. Mais je vais m’astreindre à cet exercice d’ultra synthétisation.

Donc

  • Ho’oponopono est une méthode de changement intérieur
  • Mais Ho’oponopono est aussi une tradition spirituelle
  • Ho’oponopono est une philosophie de vie
  • Ho’oponopono est un rituel ancestral
  • Enfin, Ho’oponopono est un guide pour vivre de manière juste

Peut-être que cela ne vous éclaire pas suffisamment.

Cependant, Ho’oponopono ne résume pas à une système didactique même si c’est une méthode.

Mais ce n’est pas non plus une religion même si le côté spirituel est présent.

Si Hawaï a intégré Ho’oponopono dans sa Constitution en 1993 , il n’est pas réservé aux hawaïens.

En fait, Ho’oponopono est à la croisée de nombreux chemins. C’est un savant mélange de rituels, de spiritualité, de psychologie et de méditation. J’ai même envie d’ajouter la sociologie tant la notion de groupe est importante.Tout comme la psychologie sociale au regard des interactions dans Ho’oponopono.

En fait, si nous additionnons les rituels (habitudes), la spiritualité (croyances), la psychologie (connaissance de soi) et la psychologie sociale (vie en société), nous arrivons tout simplement à : la vie.

Désormais, penchons-nous sur la signification du mot Ho’oponopono.

Tout d’abord, ho’o signifie : Commencer une action qui est la cause

Puis, pono exprime : L’intégrité la bienveillance l’harmonie et le pardon

Pono est paisible et respectueux. Une vie Pono est une vie équilibrée.

L’origine d’Ho’oponopono

À l’origine, le rituel était pratiqué par les guérisseurs d’Hawaï. Il était utilisé pour maintenir l’unité communautaire.

Par le terme unité, entendons l’équilibre des familles, la cohésion des groupes sociaux mais également la réconciliation avec soi-même.

En fait, Ho’oponopono, visant l’harmonie, s’applique autant à la personne qu’au groupe. La méthode était (et est toujours) utilisée pour résoudre les problèmes d’unité et tendre vers la guérison.

Si j’évoque la guérison, c’est que l’un des principes fondamentaux d’Ho’oponopono est que l’absence d’harmonie entraîne la maladie.

Les principes d’Ho’oponopono

Pour commencer, je citerai cet extrait de Morrnah Simeona, chamane hawaïenne, qui permit la diffusion d’Ho’oponopono au delà des frontières d’Hawaï.

_“ Nous sommes le total de toutes nos expériences …

… nous sommes chargés des mémoires de notre passé …

…découvrir la divinité en nous.”_

En fait, ces extraits illustrent parfaitement les principes de Ho’oponopono qui sont :

La réalité physique est une création de mes pensées.

Le principe étant que ce qui se passe à l’extérieur n’est qu’une projection de ce qui est à l’intérieur de nous.

Nous créons notre propre réalité à partir des représentations que nous avons. Nous sommes responsable de ce qui nous arrive. Les choses sont comme je pense qu’elles sont.

D’ailleurs, une étude américaine a montré que les pensées influent sur notre réalité physique.

Les pensées harmonieuses et positives créent une réalité bienveillante, de paix et d’amour. Mais, inversement, les pensées erronées créent une réalité physique erronée.

Nous sommes à 100% responsable de notre réalité. Ce qui revient à dire que nous acceptons d’être à 100% responsable de notre perception de la réalité que nous vivons.

Cette notion de responsabilité est très importante car elle induit l’absence de victimisation. Et si pas de victime, pas de coupable non plus.

Étant le créateur de ma réalité physique, je peux opérer des changements en modifiant mes pensées.

Partant de ces principes de base, Ho’oponoponoo vise à supprimer les pensées erronées afin de recouvrer la paix et la liberté.

On pourrait presque résumer part : Le pardon pour la liberté.

Se libérer avec Ho’oponopono

Ho’oponopono, dont la finalité est d’être en paix, signifie corriger ses erreurs, rendre droit.

Pour corriger les erreurs, les pensées négatives, il est nécessaire de nous libérer des représentations mentales liées à nos émotions et notre perception du réel. Mais aussi de nous affranchir de l’idée de ce que nous devons faire. En fait, c’est un peu comme mettre le mental de côté, l’oublier.

Bien que cela ne soit pas si facile, notamment en Occident, la pratique de la méditation peut grandement faciliter la tâche.

Ho’oponopono est un cheminement à l’intérieur de soi qui nettoie nos mémoires et nous libère.

Par mémoires, la sagesse hawaïenne entend les croyances, les émotions, les souvenirs et les blessures stockées dans notre subconscient. Pour parvenir à la paix intérieure, cette accumulation doit être nettoyée, comme on le ferait avec un disque dur d’ordinateur.

Selon la sagesse hawaïenne, nous sommes constitués de quatre parties inter-reliées, inter-connectées. L’idée est donc de trouver et maintenir l’équilibre entre ces quatre parties pour trouver la paix.

Il s’agit de :

L’identité selon Ho’oponopono

Unihipili, l’enfant en hawaïen, est le subconscient.

Unihipili est la partie émotionnelle de notre identité, l’endroit où sont stockées les mémoires. (Les mémoires au sens d’Ho’oponopono).

Mais Ho’oponopono y inclut également les mémoires de nos parents et de nos ancêtres.

Peut-être que cela vous semble bizarre, mais ne parle-t-on pas en Occident de secrets de famille transmis de manière inconsciente de génération en génération ?

Nous devons être en permanence en contact avec Unihipili, notre enfant intérieur. Car, c’est cette partie de notre être qui nous apporte la créativité, l’énergie et la joie. Mais c’est aussi là que résident les mémoires à nettoyées.

Donc, une communication constante avec Unihipili permet d’effacer l’inutile et de préserver le remarquable.

Uhane, la mère est le conscient.

Uhane est la partie rationnelle de notre identité, une partie importante dans la culture occidentale. C’est Uhane qui nous permet de prendre le contrôle, c’est aussi Uhane qui cherche à tout analyser, tout comprendre.

Mais Uhane est également l’espace de décision.

Donc, c’est Uhane qui décide ou non de nettoyer les mémoires stockées dans Unihipili. Changer ou poursuivre la même route est décidé par Uhane.

Aumakua, le père est le supra-conscient.

Aumakua est le Moi supérieur, l’âme, la partie spirituelle de notre identité.

Ho’oponopono libère Aumakua des mémoires le plaçant au dessus. Aumakua n’est pas affecté par les mémoires car il est en lien direct avec la partie divine de notre être.

L’intelligence divine.

L’intelligence divine ou la divinité en chacun de nous. Pour illustrer cette partie, peut-être moins évidente à cerner, je vous propose une légende hindoue.

Légende hindoue

Cette légende hindoue raconte qu’il y eut un temps où tous les hommes étaient des dieux.

Mais ils abusèrent tellement de leur divinité que Brahma, le maître des dieux, décida de leur ôter le pouvoir divin et de le cacher à un endroit où il leur serait impossible de le retrouver.

Le grand problème fut donc de lui trouver une cachette.

Lorsque les dieux mineurs furent convoqués à un conseil pour résoudre ce problème, ils proposèrent ceci :

“Enterrons la divinité de l’homme dans la terre.

Mais Brahma répondit :

— Non, cela ne suffit pas, car l’homme creusera et la trouvera.

Alors les dieux répliquèrent :

— Dans ce cas, jetons la divinité dans le plus profond des océans.

Mais Brahma répondit à nouveau :

— Non, car tôt ou tard, l’homme explorera les profondeurs de tous les océans, et il est certain qu’un jour, il la trouvera et la remontera à la surface.

Alors les dieux mineurs conclurent :

— Nous ne savons pas où la cacher car il ne semble pas exister sur terre ou dans la mer d’endroit que l’homme ne puisse atteindre un jour.

Alors Brahma dit :

— Voici ce que nous ferons de la divinité de l’homme : nous la cacherons au plus profond de lui-même, car c’est le seul endroit où il ne pensera jamais à chercher.

Depuis ce temps-là, conclut la légende, l’homme a fait le tour de la terre, il a exploré, escaladé, plongé et creusé, à la recherche de quelque chose qui se trouve en lui.”

En fait, l’idée d’Ho’oponopono est que nous sommes tous reliés, connectés à nous-même.

Le nettoyage selon Ho’oponopono

Comme nous venons de le voir, Ho’oponopono est un rituel de nettoyage des mémoires erronées. Mais c’est aussi un rituel de pardon.

La communication entre Unihipili, Uname, Aumakua et notre divinité intérieure va permettre ce nettoyage.

Je m’explique :

Uname, la mère prend la décision de nettoyer une mémoire.

Uname communique avec Unihipili afin que celui-ci laisse partir cette mémoire.

Aumakua reçoit alors la mémoire qu’il transmet à l’Intelligence divine.

L’Intelligence divine nettoie la mémoire.

Si cela n’est toujours pas clair pour vous, prenez un cas concret. Une peur par exemple sera tout indiquée pour mieux appréhender le processus d’Ho’oponopono.

Je veux me débarrasser d’une peur qui me gâche la vie et m’empêche d’avancer.

Tout d’abord, je décide de me soustraire à cette peur avec laquelle je vis depuis trop longtemps.

Puis, je rassure l’enfant qui est en moi afin qu’il détache cette peur à laquelle je m’étais habituée.

L’enfant, confiant et en sécurité avec la mère, laisse partir la peur.

Alors, le père recueille la peur pour la transmettre à notre partie divine.

L’Intelligence divine nettoie la peur.

Bien évidemment, cela n’a rien de magique et lire ces lignes ne vous suffira pas. Ho’oponopono se pratique au quotidien, c’est presque un art de vivre. L’art du pardon et de la recherche de liberté.

Le rituel

Pour pratiquer Ho’oponopono, deux éléments sont nécessaires. La répétition d’un mantra et l’acceptation.

Concernant l’acceptation, il s’agit des fondamentaux, à savoir :

  • Accepter la responsabilité à 100% de ses actes (ce qui ne veut pas dire se sentir coupable).
  • S’accepter tels que nous sommes et accepter notre environnement.

S’aimer. Accepter qui je suis, le corps qui me soutient et les mémoires qui m’habitent.

  • Ne jamais juger
  • Lâcher prise (laisser parler votre enfant intérieur et votre Intelligence divine)
  • Avoir de la gratitude. Éprouver de la gratitude permet de s’ouvrir au monde et à soi-même. Elle rend joyeux et bienveillant.

Et pour finir, le fameux mantra de purification d’Ho’oponopono :

Désolé – Pardon – Merci – Je t’aime

Répéter ce mantra apaise l’esprit, calme le flot des pensées, permet le lien entre les quatre parties de l’identité. Il se répète en toutes circonstances car à chaque instant, une mémoire a besoin d’être nettoyée tant notre esprit se surcharge.

Ho’oponopono ne se pratique pas uniquement pour résoudre un problème, c’est une façon de vivre.

Pour conclure, Ho’oponopono permet de créer du lien.

Du lien avec soi-même, en acceptant avec bienveillance qui nous sommes et en se réappropriant la globalité de notre être. En acceptant le divin en nous comme l’enfant intérieur.

Ho’oponopono nous relie aux autres par la gratitude, par l’acceptation de nos actes et l’absence de victimisation.

Et si Ho’oponopono nous permettait de vivre en paix ?

ALOHA

Bibliographie

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