
En Méditerranée, balade à la recherche de Saint-Siméon
Après la pluie…
Après des jours d’un ciel si bas (en Méditerranée) qu’un canal s’est perdu…oh ! désolée, à peine arrivée je m’égare déjà. Reprenons. Donc, après des jours d’un ciel si bas qu’un épisode cévenol a éclaté. Pas éclaté, explosé, devrais-je même dire ! De la pluie, de la pluie, des torrents de pluie qui…m’ont empêchée de sortir 🙁 et ont formé des torrents dans les collines, de vrais torrents comme en montagne. Mais ces torrents ont dévasté les chemins fragiles de balade, par contre ils en ont ouvert d’autres. Enfin presque parce que pour l’instant c’est plutôt de l’argile et du sable mêlés et mouillés qui recouvrent les futurs passages.

À chaque épisode cévenol c’est pareil. Le paysage change jusqu’aux prochaines fortes, très fortes pluies. J’ai découvert ce phénomène en arrivant ici, dans le Parc Régional de la Narbonnaise en Méditerranée…ouf ! c’est long comme nom.
Il ne pleut jamais en Méditerranée, enfin très rarement.
L’été dernier, nous sommes restés plusieurs mois sans voir une goutte d’eau. Les amandiers avaient l’air mort mais j’ai constaté qu’ils sont bons comédiens car au premier épisode cévenol, c’est à dire à la première inondation, ils reprennent vie. Et cela est le cas pour bon nombre d’espèces végétales de la Méditerranée ou non.

Je vous ai déjà parlé de ce petit livre que j’aime beaucoup, La plus belle histoire des plantes, j’y ai appris cette capacité des végétaux à attendre, comme morts, pendant des mois, des années, des décennies. C’est un monde fascinant dont on ne parle jamais me semble-t-il. Bref, tout cela pour vous dire qu’aujourd’hui je suis sortie faire une longue balade après des jours d’un ciel si gris… qu’il faut lui pardonner.
En quête de Saint Siméon
C’est la deuxième fois que je parcours ce chemin de randonnée en Méditerranée, mais aujourd’hui tout avait changé. La grande différence avec la première fois est que la pluie a transformé les chemins, les rendant parfois méconnaissables et que…je me suis un peu perdue !

Résultat, la petite balade prévue en ce beau jour de soleil en méditerranée s’est transformée en près de trois heures de marche. Trois heures de marche après le running de ce matin, je commence à le sentir 😉
En tous cas, je suis arrivée à cette chapelle perdue au milieu de la forêt de pins (c’est pour rentrer que j’ai perdu mon chemin !). Elle apparaît presque comme un mirage. On marche, on trébuche, on glisse, on descend et…tout à coup, elle apparaît au milieu de rien. C’est très étonnant, voire un peu impressionnant aussi.

Comme une fin d’hiver
Aujourd’hui la méditerranée nous a offert une journée magnifique, propice à la balade, à l’observation, au calme de la nature. En refaisant cette promenade appareil photo en bandoulière cette fois, j’ai trouvé la maison des Sept nains, à moins que celle-ci ne soit juste la maison DU nain (lequel ?), tant elle est petite. Je ne l’avais pas remarquée la première fois, elle est si menue et en contrebas du chemin. Je m’interroge car elle possède bien une cheminée, elle ne sert donc pas d’entrepôt…bizarre, bizarre. La voilà désormais immortalisée ici dans le parc de la méditerranée.
J’ai pris beaucoup de plaisir à suivre ce chemin chaotique aujourd’hui et surtout à vous le partager. C’est complètement imprévu et j’aime ça 🙂 et vous ?
